La Maison Beck, toute une histoire

Depuis 1964

Chez Beck, tout a commencé par une histoire d'amour. En 1964, Raymond Beck, 26 ans, est fiancé à la fille du boulanger du Roeulx (Hainaut). Ce dernier lui demande de mettre en valeur son pain auprès des commerçants qui distribuent son pain. Très vite, la force de persuasion de Raymond fonctionne et les ventes de pain dans les magasins en question augmentent rapidement.

Raymond Beck se dit alors qu'il devrait apprendre à faire du pain s’il veut un jour succéder à son beau-père dans l’affaire familiale. Il entre en boulangerie, achète son premier pétrin et se met à faire son propre pain. Il travaille dur, apprend vite.

“C'était encore un four à charbon, se souvient-il. Je me levais à quatre heures, je faisais mes 600 pains, tout seul. Ensuite, je partais livrer à sept heures avec ma camionnette. Je travaillais beaucoup, les journées étaient longues! Alors, je me suis dit que j'avais besoin d'aide. J'ai engagé un livreur… Au fur et à mesure, j'ai eu besoin de boulangers, de coupeurs, et ainsi de suite. Quel miracle! ça marchait!… Nous ne faisions pas de bénéfices. Tout ce qu’on gagnait était réinvesti dans l’entreprise”.

“A ce moment-là, j’ai trouvé une maison avec un grand terrain à Jurbise, près de Mons. C'était l'endroit rêvé pour y installer ma boulangerie.”
Raymond construit alors sa propre usine, y installe deux fours, quelques armoires pour la levée des pâtons… L’aventure peut continuer et la boulangerie peut s’épanouir et grandir dans son nouvel environnement. “Nous avons produit jusqu'à 6.000 pains par jour!”, se souvient Raymond Beck.

A l’époque, Raymond Beck et ses boulangers font le choix d’un travail simple et respectueux. Respectueux des ingrédients naturels qui entrent dans la composition du pain, et respectueux des personnes qui le mangent.

“Vous savez, ce n’est pas sorcier de faire du pain!, explique Raymond Beck. Dès le début, nous avons toujours travaillé très lentement, pour respecter les aliments. Nous pétrissions toujours à la vitesse la plus lente. Pour que la mie soit légèrement aérée et qu’elle présente de belles petites alvéoles, nous faisions un mélange levure-levain." Une technique ancestrale délaissée par l’industrie, qui a choisi d’ajouter des additifs à la farine pour obtenir une texture aérée plus rapidement.

Les années ont passé, le pain Beck est resté le même.

En 2015, à près de 80 ans, Raymond Beck passe le flambeau à 2 repreneurs.
Ceux-ci gardent intacte la recette du pain qui a fait la notoriété de la Maison Beck.

En 2016, le pain multicéréales vient agrandir la famille Beck.

2017 est une année charnière pour la Maison Beck, qui s’unit avec la boulangerie Le Cygne, pour devenir LCB Bakery. La boulangerie déménage également dans des locaux plus adaptés, plus spacieux, plus modernes et plus confortables pour les boulangers. Petit clin d'oeil du destin : la boulangerie est de retour au Roeulx, là où tout a commencé. Bien entendu, pour garantir la continuité et pour que le pain reste inchangé, le pétrin, les fours, mais aussi le personnel et les fournisseurs suivent dans le déménagement.

En 2018, un petit vent de modernité souffle sur l’identité visuelle de la Maison Beck. Un positionnement plus clair est préféré : “choisissons la simplicité”. Pourquoi? Parce que l’élaboration et la consommation de notre pain est un acte collaboratif, parce que nous croyons à la puissance du “nous” et parce que l'acte d'achat que les consommateurs font en choisissant le pain Beck nous inclut et nous implique.